NEUROSCIENCES CLINIQUES APPLIQUEES PARIS ET COURBEVOIE RUBY VILLAR-DOCUMET, PSYCHOLOGUE CLINICIENNE
« Recherches et applications des sons binauraux »
Ruby Villar-Documet, Psychologue clinicienne d'orientation scientifique et psychothérapeute, j’accompagne chaque personne dans la mobilisation de ses ressources psychiques et cognitives, dans une approche intégrative notamment inspirée des neurosciences. J’exerce en consultation privée à Courbevoie près de Paris. Mon atout pour l’exercice, est une combinaison d'expertise scientifique et d’expérience clinique de plus de 30 ans.
Mon éventail d’expériences professionnelles dans des contextes qualifiés :
- Hospitalier spécialisé (troubles psychiatriques).
- Expertise psychologique (criminologie – troubles psychiques).
- Enseignement universitaire (psychopathologies).
- Clinique et Recherche Cognitive spécialisée (cerveau humain, troubles psychiques, troubles neurodéveloppementaux).
...Terrains d’action qui ont contribué largement au développement de mes méthodes d’accompagnement (psychothérapie multimodale, neurofeedback, QEEG...).
Ma pratique se veut : humaine, déontologique et innovante. Ma pratique intègre différentes approches: l’Hypnose, la Psychothérapie Psychique, la Thérapie Cognitive Comportementale (TCC), la Psychothérapie Psychanalytique, la Psychothérapie Psycho-corporelle … ainsi qu’une approche dynamique, des Neurosciences Cliniques appliquées « Le Neurofeedback EEG basé sur le QEEG .
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*Ce texte contient des passages de la recherche de Brigitte Forgeot...
RECHERCHE ET APPLICATION DES SONS BINAURAUX
(en neurosciences cliniques)
Utilisation des sons binauraux en Médecine et Psychopathologie
Revue de la littérature.
« En dehors du trouble déficit de l'attention et des troubles du développement, c’est en psychopathologie et en médecine comportementale que les effets des sons binauraux ont sans doute été les plus étudiés.
Les sons binauraux présentant une différence de fréquence de 1 à 4 Hz sont associés à l’apparition d'ondes delta lesquelles sont liées au sommeil ainsi qu’à des phénomènes de rêve éveillé (Davis, 1938).
Il existe également quelques publications concernant leur intérêt en chirurgie (anesthésie) et dans le contrôle de la douleur. Ainsi, deux publications dans la revue Anaesthesia décrivent : l’une les effets sur la dose d’anesthésique nécessaire durant une intervention chirurgicale légère, l’écoute de sons binauraux étant associée à une diminution de cette dose comparativement à l’écoute de sons neutres (Kliempt et al., 1999) ; l’autre les effets de l’écoute de sons binauraux sur l’anxiété préopératoire des patients (Padmanabhan, Hildreth & Laws, 2005). Dans cette étude, l’anxiété des patients avant l’intervention a été mesurée à l’aide de l’échelle STAI (State-Trait Anxiety Inventory) de Spielberger ; elle apparaissait plus basse chez les patients ayant écouté des sons binauraux que chez ceux ayant écouté des sons neutres.
D’autre part, il a été rapporté (Cox, 1996) que l’écoute de sons binauraux de fréquence alpha était associée à une réduction de la pression artérielle et de la fréquence cardiaque de 4 à 10 %, à une diminution de la sensation de douleur pouvant atteindre 50 % en moyenne, ainsi qu’à une diminution du taux sanguin de mélatonine d’environ 6 %, tandis que les taux de bêta-endorphines augmentaient d’environ 14 %. Chez les mêmes sujets, une augmentation de la sérotonine de 23 % ainsi qu’une diminution de la norépinéphrine de 18 % ont également été observées.
Peniston et Kulkosky (1989) ont mis en évidence des effets physiologiques liés à un entraînement par ondes cérébrales lentes alpha et thêta, notamment une augmentation des bêta-endorphines chez des patients alcooliques.
Par la suite, Peniston et Saxby (1995) ont rapporté l’intérêt d’un entraînement cérébral par des ondes lentes chez des sujets alcooliques présentant des symptômes dépressifs associés, évalués à l’aide de l’échelle de dépression de Beck. Le traitement consistait en 20 séances d’entraînement de 40 minutes chacune. Cet entraînement a été associé à une diminution significative des scores aux sous-échelles de personnalité (personnalités schizoïde, schizotypique, borderline, évitante, dépendante, anxieuse, hypomaniaque, dysthymique, histrionique, passive-agressive, abus de substances, abus d’alcool, pensée psychotique et dépression psychotique). Un suivi de 21 mois n’a pas mis en évidence de reprise d’alcool. Le choix des ondes reposait sur l’utilisation des ondes alpha pour leur effet associé à la réduction de l’anxiété et des ondes thêta, induisant des états proches du sommeil, pour leur capacité à générer de l’imagerie mentale et des rêves éveillés, habituellement peu présents chez les sujets alcooliques. Ces résultats ont été rapportés par d’autres auteurs lors d’une étude menée chez des patients amérindiens d’Alaska présentant une dépendance alcoolique (Sanders & Waldkoetter, 1997).
Enfin, une étude (DeGood & Valle, 1975) a mis en évidence l’effet de la production d’ondes alpha chez 28 jeunes hommes (âge moyen : 20 ans) : une augmentation significative aux échelles auto-administrées de confiance en soi, d’expressivité, d’ambition, d’internalité, de contrôle des événements, ainsi que de l’extraversion. Dans une seconde étude chez les mêmes sujets, les auteurs ont observé une diminution significative de l’anxiété évaluée par l’échelle STAI. »
« Les sons binauraux présentant une différence de fréquence de 8 à 13 Hz sont associés à la production d’ondes alpha par le cerveau (Foster, 1990), mises en évidence par enregistrement EEG, les yeux restant ouverts. De nombreuses recherches associent les ondes alpha à un état de détente, à une augmentation de certaines performances et à une amélioration de l’humeur et de l’anxiété. Ces effets pourraient s’expliquer par la synchronisation hémisphérique induite par les ondes alpha (Hoovey, 1972) ».
« Les sons binauraux présentant une différence de fréquence de 16 à 24 Hz sont associés à la production d’ondes bêta. En conséquence, ils tendent à être liés à une augmentation de la concentration et de l’état d’alerte (Monroe, 1985). Ils sont également associés à une amélioration des performances mnésiques (Kennerly, 1994). L’entraînement cérébral visant à augmenter les ondes bêta est utilisé depuis de nombreuses années dans le cadre du trouble du déficit de l’attention ainsi que dans la remédiation attentionnelle chez les traumatisés crâniens. Ces protocoles ont fait l’objet de nombreuses publications qui seront détaillées dans des travaux ultérieurs. »
« Les sons binauraux dont la différence de fréquence est comprise entre 4 et 8 Hz sont associés à des ondes thêta, dont Schacter (1977) a dressé la liste des effets dans une méta-analyse. Elles sont associées à des états subjectifs relaxation profonde, de méditation et de créativité (Hiew, 1995). Les ondes thêta favorisent l’apprentissage en améliorant la concentration et la focalisation détendue sur une tâche (Pawelek, 1985). »
« L'Institut Monroe :
« Robert Monroe, fondateur de l’Institut Monroe des sciences appliquées en Virginie, a mené d’autres études sur ces phénomènes et a identifié des combinaisons particulières de tonalités et de fréquences produisant des effets spécifiques chez l’homme.
Parmi les milliers de combinaisons de fréquences possibles, Monroe et son équipe en ont sélectionné cinquante-trois présentant des effets positifs sur le cerveau et a fait breveter ce procédé en 1975. Il a également développé une série de cassettes et de CD utilisant ces combinaisons de fréquences, la série Hemi-Sync (« synchronisation des hémisphères »).
En 2005, Schwarz (médecin ORL) et Taylor ont comparé les réponses du système auditif humain aux sons mono et binauraux : les sons binauraux induisent des potentiels évoqués, bien qu’ils ne soient pas perçus consciemment. Les auteurs montrent également que ces sons stimulent alternativement et très rapidement chaque hémisphère cérébral. »
Utilisation des SONS BINAURAUX dans un dispositif PSYCHOTHERAPEUTIQUE :
« L’écoute de sons binauraux ne nécessite qu’un lecteur audio et un casque stéréo. Elle peut donc s’insérer dans un dispositif de psychothérapie en face-à-face, le volume sonore devant être réglé de façon à ne pas gêner l’entretien.
Nous pouvons envisager diverses applications de ce dispositif : relaxation, diminution de l’anxiété, traitement des émotions, facilitation des souvenirs, facilitation des associations, « médium » favorisant la verbalisation et l’élaboration.
Nous avons évoqué précédemment l’effet de synchronisation des hémisphères cérébraux lors de l’écoute de sons binauraux. La technique EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing), développée par Francine Shapiro (2001), consiste à stimuler alternativement chaque hémisphère de façon rapide, en demandant au sujet de suivre des mouvements oculaires. Elle est largement utilisée dans la prise en charge des psycho-traumatismes.
L’hypothèse la plus fréquemment avancée pour expliquer l’efficacité de ce traitement repose sur la synchronisation inter-hémisphérique, qui favoriserait le traitement des émotions. Des effets similaires ont été obtenus par stimulation alternée corporelle (tapotements bilatéraux) ou auditive.
Il apparaît donc pertinent d’envisager l’intégration des sons binauraux dans un dispositif d’accompagnement, avec des indications proches de celles de l’EMDR. »
Fiche Signalétique de la Recherche effectuée par Brigitte Forgeot *
.« MOTS-CLÉS : sons binauraux, ondes alpha, neuropsychologie clinique, neurofeedback, TDAH, dépression, anxiété, mémoire, apprentissages, émotion.
RÉSUMÉ : Les sons binauraux sont des sons de fréquence différentes d'une oreille à l'autre lorsqu'on les écoute à l'aide d'un casque stéréophonique. Oster (1973) a montré qu'ils induisaient la production par le cortex d'une onde dont la fréquence correspondait à la différence de fréquence des deux sons entendus. Les hémisphères cérébraux tendent de plus à se synchroniser lors de l'écoute de sons binauraux. Nous souhaitons dans cette recherche mettre en évidence les effets de ce type de sons sur l'attention, la mémorisation, l'humeur, l'anxiété et le traitement de l'émotion.
METHODOLOGIE : Nous avons évalué sur une population d'adultes sains les effets de l'écoute de sons binauraux induisant des ondes alpha lors de tâches informatisées et lors de la passation de tests standardisés de neuropsychologie (Stroop, TMT, D2, Empans et subtests de mémoire verbale et visuelle de la MEM III) et d'échelles utilisées en psychologie clinique (HAD, STAI, de relaxation de Crist, BVAQ et TMMS). Nous avons également évalué l'effet de l'entraînement avec ces mêmes sons durant dix semaines sur l'humeur et le traitement des émotions.
RESULTATS : Les sons binauraux dont la différence de fréquences correspond aux ondes alpha semblent avoir un effet notable sur certaines composantes des fonctions attentionnelles et mnésiques, ainsi qu'au niveau clinique sur l'anxiété et le traitement émotionnel. Nous espérons diverses applications cliniques de cette méthode : TDA/H, troubles anxio-dépressifs, PTSD, remédiation cognitive et réhabilitation neuropsychologique »
*...Source textes :.
Brigitte Forgeot « Les sons binauraux : effets cliniques et neuropsychologiques. Perspectives d'applications »
Université Paris 8 - Master 2 Recherche en psychologie clinique Lisez l'intégralité de la publication
Ces données s’inscrivent dans le cadre de la recherche en neurosciences. L’utilisation des sons binauraux relève d’une démarche d’accompagnement et ne se substitue pas à une prise en charge médicale ou psychologique lorsque celle-ci est nécessaire.
Bibliographie :
Études fondamentales sur les sons binauraux et EEG
- Davis, H. (1938). Rhythmic electrical activity of the brain in man. Journal of Neurophysiology.
- Foster, D. S. (1990). EEG and subjective correlates of alpha-frequency binaural beat stimulation.
- Hoovey, G. (1972). Hemispheric synchronization and alpha activity.
Études sur les effets physiologiques et neurochimiques
- Cox, T. (1996). Effects of binaural beat frequencies on physiological parameters.
Applications médicales (anesthésie, anxiété, douleur)
- Kliempt, P., et al. (1999). The effects of binaural beat stimulation on anaesthetic requirements. Anaesthesia, 54(5), 486–490.
- Padmanabhan, R., Hildreth, A. J., & Laws, D. (2005). A prospective, randomised, controlled study examining binaural beat audio and pre-operative anxiety. Anaesthesia, 60(9), 874–877.
Addictions et psychologie clinique
- Peniston, E. G., & Kulkosky, P. J. (1989).
Alpha-theta brainwave training and beta-endorphin levels in alcoholics. Alcoholism: Clinical and Experimental Research. - Peniston, E. G., & Saxby, E. (1995).
Alpha-theta brainwave neurofeedback therapy for alcoholism and depression. - Sanders, M., & Waldkoetter, J. (1997).
Alpha-theta training in Native American populations with alcoholism.
Variables psychologiques
- DeGood, D. E., & Valle, R. S. (1975).
Effects of alpha feedback training on personality and anxiety.
Ondes thêta et cognition
- Schacter, D. L. (1977).
Electroencephalographic theta waves and psychological functioning: A meta-analysis. - Hiew, C. C. (1995).
Theta activity and meditative states. - Pawelek, J. (1985).
Effects of theta brainwaves on learning and concentration.
Mémoire et performances cognitives
- Kennerly, R. C. (1994).
An empirical investigation into the effect of beta frequency binaural beats on human memory.
Travaux sur les sons binauraux
- Robert Monroe (1985).
Journeys Out of the Body. Anchor Books. - Schwarz, D., & Taylor, P. (2005).
Auditory responses to binaural vs monaural stimulation.
Psychothérapie et stimulation bilatérale
- Francine Shapiro (2001).
Eye Movement Desensitization and Reprocessing (EMDR): Basic Principles, Protocols, and Procedures. Guilford Press.
Remarques importantes
- Cette bibliographie correspond fidèlement aux auteurs cités dans le texte



